Edgar Morin dialogue avec le mystère et a le sentiment de la présence de l'inconnu dans le connu.

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Edgar Morin dialogue avec le mystère et a le sentiment de la présence de l'inconnu dans le connu.

Message par Bernard le Mer 15 Mar - 10:43

http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/03/13/edgar-morin-dialogue-avec-le-mystere_5093510_3232.html

[size=32]Edgar Morin dialogue avec le mystère[/size]

« Je vis de plus en plus avec la conscience et le sentiment de la présence de l’inconnu dans le connu, de l’énigme dans le banal, du mystère en toute chose et, notamment, des avancées d’une nouvelle ignorance dans chaque avancée de la connaissance » nous dit Edgar Morin.

Edgar Morin a conservé intact son regard d’enfant et son goût de l’émerveillement. Né en 1921, il a, de son propre aveu, gardé indemnes les curiosités de l’adolescence. Mais le sociologue n’est pas un candide. Il a appris à se méfier autant du scientisme que de ce qu’il appelle l’« ignorantisme ».

Dans Connaissance, ignorance, mystère, ouvrage qu’il présente comme son testament scientifique et poétique, l’équivalent de ce que La Voie (Fayard, 2011) est sur le plan philosophique et politique, il prévient : « N’embellissons pas l’univers en dépit de ses splendeurs. Ne le rationalisons pas non plus, malgré ses cohérences, et voyons aussi ce qui échappe à notre raison. »

Car plus la connaissance augmente, plus le mystère grandit. Plus le savoir progresse, puis le mystère s’épaissit. Selon les scientifiques, la naissance de notre univers proviendrait d’un événement générateur, le Big Bang, lui-même issu d’un vide soumis à des fluctuations quantiques. Un vide plein de virtualité, en quelque sorte. Preuve que l’être ne s’oppose pas au néant.

C’est pour cette raison qu’Edgar Morin préfère le dialogique (qui intègre les contradictions) à la dialectique (où elles se résolvent par un dépassement). Chaque découverte s’accompagne de nouveaux trous noirs du savoir. « Les progrès du savoir produisent une nouvelle et très profonde ignorance, écrit-il, car toutes les avancées des sciences de l’univers débouchent sur de l’inconnu. »

La philosophie des sciences doit donc « dialoguer avec le mystère ». Edgar Morin sait bien qu’il s’aventure en terrain glissant. Que le lecteur, toutefois, se rassure. Aucune concession n’est faite ici à l’idée d’un dieu tout-puissant qui aurait dans sa tête « un dessin intelligent ». Mais Edgar Morin rejette toutefois aussi bien le créationnisme que le scientisme.


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Bonne lecture
Bernard


Bernard

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